James Gray, l’un des plus grands cinéastes en activité, sera donc absent de la 90ᵉ cérémonie des Oscars qui se tiendra le 4 mars prochain. Pourtant, avec The Lost City of Z, le réalisateur des magnifiques We own the night ou Two Lovers vient de réaliser son plus grand film. Et pas seulement : The Lost City of Z est un des meilleurs films de 2017 et peut-être même du 21ème siècle. Son absence est en ce sens inexplicable et pose question. Le cinéma américain ne devrait-il pas récompenser son plus grand cinéaste ?

Comment est-il possible qu’un film aussi insipide que Les Heures sombres (Darkest Hour) se retrouve nominé dans la catégorie du meilleur film à la place de James Gray ? Gary Oldman livre certes une performance exceptionnelle sous les traits de Winston Churchill, mais il n’est pas question de mise en scène. Ce choix s’explique certainement par des motivations obscures inconnues du grand public (on imagine aisément la pression de certains lobbyings ou de personnalités surpuissantes de l’industrie prêtes à tout pour remporter un Oscar).

Ne pas reconnaître le génie de James Gray est une hérésie. « Nul n’est prophète en son pays » dit le célèbre proverbe, qui se vérifie une nouvelle de manière sincèrement triste. Car au final, The Lost City of Z n’a remporté aucune récompense majeure en 2017. Et qui sait si James Gray sera couronné un jour ? Une Palme d’or serait plus que logique. Espérons que cette prophétie se réalisera dans le futur, et que le Cinéma, avec un grand C, reconnaîtra officiellement (car c’est de cela qu’il s’agit, au fond) l’un de ses plus grands artisans.

 

 

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