Ce n’est pas un hasard si L’Insulte, le nouveau film de Ziad Doueiri, est nominé aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger. Après l’impressionnant L’Attentat, qui dressait le portrait nuancé d’un fait de société grave, le cinéaste libanais rempile avec ce nouveau film impressionnant de maîtrise.

L’histoire de L’Insulte s’enclenche sur un détail microscopique : un conflit entre deux hommes aux origines différentes autour d’une banale histoire de gouttière qui les mènera devant les tribunaux. On peut apercevoir ici l’influence discrète, mais décisive, d’Asghar Farhadi, chez qui les récits s’enclenchent également sur de petits détails menant très vite à de graves conflits.

Mais plus encore que chez le cinéaste iranien, Ziad Doueiri nous fait ressentir avec force la dimension macroscopique de son propos. Le micro ouvre irrémédiablement sur l’immensité du macro. La petite histoire parle au fond de la Grande. Le propos politique de L’Insulte est ainsi distillé avec beaucoup de subtilité. Il puise là une forme de courage politique qui force le respect. Et au final, le spectateur sera le seul juge.

EN BREF
Note

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