Dans ce thriller haletant bénéficiant d’un casting « all stars », le grand Fabrizio Rongione joue le rôle d’un homme suspecté d’avoir commis un meurtre. Monsieur Tout-le-monde pris dans une spirale infernale, David voit petit à petit tous ses proches se détourner de lui. L’acteur bruxellois d’origine italienne prouve qu’il est l’un de nos meilleurs comédiens et s’impose avec ce film comme notre Al Pacino national.

Il est de plus accompagné d’un casting de seconds rôles particulièrement impeccable, rassemblant la fine fleur de nos comédiens. Les excellents Yoann Blanc (le héros charismatique de La Trêve) et Erika Sainte (que l’on voit de plus en plus dans des films français de qualité et également co-réalisatrice du décalé Je suis resté dans les bois) côtoient la trop rare Natacha Régnier, tandis que l’on est en outre témoins de l’éclosion d’un acteur en la personne de Baptiste Lalieu (alias Saule). Le chanteur/acteur est tout bonnement parfait dans le rôle du meilleur ami de David, un pote comme on aimerait tous en avoir un.

Au-delà de ce casting quatre étoiles, la mise en scène de Samuel Tilman n’est pas en reste. Car, pour son premier film, l’ixellois signe un véritable coup de maître. Il parvient à maintenir une tension constante et à entretenir le suspense de façon magistrale. L’ambiance du film et les retournements de situations font penser aux plus grands, de Hitchcock (L’Ombre d’un doute) à Vinterberg (La Chasse).

Sans conteste, Une part d’ombre est l’un des fleurons de notre beau cinéma. Avec un polar de cette qualité, nul doute que le petit monde du cinéma belge francophone s’ouvre de belles perspectives d’avenir et qu’un plus large public ne manquera pas de remplir les salles. Ce serait en tout cas amplement mérité. Bravo !

EN BREF
Note

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